les brèves intimes de Spenser Duval

09 décembre 2018

Brève d'arthrose

Photo emprunté au blog

Putain de vieillerie.

Là, comme vous me lisez, je vais chez le docteur des yeux, vu que j'ai désormais besoin de la longueur de deux bras pour bouquiner. 

Déjà que les cheveux blancs poussent comme du chiendent sur mon crâne...  

J’ai une tête d'enfer touffue de tifs bourrasques aujourd'hui ? Demain, j'aurais un visage flétri au capuchon poivre et sel avec binocle sur le bout du nez....

Putain de machine qui commence à gripper.

D'ailleurs, je le sens. Sur que ma rate s'est dilatée et que mon foie n'est plus droit. D'ailleurs les copains/copines sachez qu'il va pleuvoir ce weekend, vu que j'ai la rotule qui me chatouille...

C'est donc le début de la fin.

 

Si si. Si je vous le dis.

Alors dans une heure je serais diagnostiqué presbyte. Dans une heure, je suis certain d'avoir des souvenir de Verdun, du général Mac Mahon, et de Dick Rivers en concert.

 

" l'être humain possède deux vies. Et la seconde commence lorsque l'on se rend compte qu'on en à qu'une " Devoir acheter des lunettes serait le commencement de ma seconde vie ?

 

Je vous jure.

Je me sens vieux....

(Cet écrit à été rédigé en octobre 2018)

 

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07 décembre 2018

Brève naturiste (4/4)

Après l'apéritif, nous avons été au restaurant du camping. Si vous faites un tour dans ce camping, n'y allez pas. Il est horrible de service lent et vraiment pas bon.

Mais la soirée fut joyeuse. Sur la piste de danse et malgré la fraîcheur de la nuit, ma compagne a retiré sa robe pour danser sous les acclamations de tous les naturistes tous vêtus.  Puis elle s'est collée à moi pour un slow. Je portais sur l'avant-bras son petit vêtement tout léger. Nous nous sommes embrassés et je n'ai pu m'empêcher de lui caresser les fesses. Elle était heureuse d'ivresse. 

Naturisme_Sylv1rob1-stock

 

 

 

 

 

Nous nous sommes quittés vers les 2h après avoir fait une balade en forêt sous les étoiles et les lampes torches.  

Dans le bungalow, nous nous sommes enlacés l'un dans l'autre pour s'endormir. Sa peau ne quitta pas la mienne jusqu'au petit matin ou je l'ai réveillé avec son petit déjeuner au lit.

Je l'ai désiré par toutes les pores de ma peau. Nous avions fait l'amour plusieurs fois et je n'avais encore pas joui du weekend.  Mais j'aime être dans cet état de désir fou. Je me sens, de la sorte, plus amoureux, plus attentionné, plus à l'écoute de ses moindres désirs. J'aime bander juste en la regardant et c'est dans cet état de manque, que mon corps réagit avec la vivacité de mon esprit. 

 

Âpres son café, elle déplaça le plateau et ouvrit les draps :

 

"- Viens !" Dit-elle pour m'accueillir.

 

Elle jouit presque aussitôt par ma langue. Puis, mon sexe fut invité à glisser dans ses muqueuses brûlantes.  Et nous avons jouit ensemble.

La journée fut comme la veille aussi amicale, radieuse et ensoleillée autour de la piscine, le spa, le hammam. Puis nous nous sommes tous quittés les uns après les autres, nous promettant de nous voir très vite aux premières chaleurs printanières de l'année suivante.

Tout cela eut lieu, il y a 15 jours.

Et depuis…Rien.

 

Dès le retour à la maison de toute la famille. L'obsession de tout contrôler a repris le pas dans la psyché de la mère de mes enfants. Elle n'est plus heureuse. Chaque détail qui n'est pas comme il faut qu'il soit à ses yeux est un combat.

Elle ne m'embrasse plus et évite mes baisers. Elle a remis un pyjama et me tourne le dos pour dormir. Son rôle de mère et son désir de perfection l'assombrit.

 

Et bien sûr, les disputes ont repris. 

Être amoureux ne suffit pas à réussir un couple.

 

(Ce texte a été écrit en septembre 2018)

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05 décembre 2018

Brève naturiste (3/4)

Les 4 nues d'Agathe Bonnet

Et puis il y a eu une séparation entre nous et puis des retrouvailles et puis un bébé. 

Nous n'avons retrouvé Helyomonde qu'il y a 15 jours et tous les amis étaient présents autour de la piscine : le couple joyeux et le bel homme célibataire mais aussi deux couples que nous avions rencontrés entre-temps. Ils sont, tous les quatre, superbes de corps et d’esprit. Les hommes sont beaux, athlétiques avec si peu d'embonpoint et les femmes sont physiquement à l’opposé les unes des autres :  L’une, fine et tout en muscle, porte un piercing au clitoris. L'autre, généreuse de volupté, est d'une beauté lumineuse et incandescente. 

C'est aux alentours dès 16h que nous avons entendu hurler nos noms, à ma compagne et à moi-même. 

C'était les deux femmes du jacuzzi que nous avions rencontré dans les Alpes (voir : brève d'été 3/7). Elles espéraient notre présence ici et nous cherchaient partout avec l'espoir de nous trouver. Elles avaient un peu d'appréhension à être nues devant tant de gens et étaient bien heureuses de notre compagnie. Compagnie que nous leurs avions promises dans les Alpes.

C'était leurs premières fois. Et comme toute première fois, elles eurent droit à la "holà ».

J'étais donc, par un concours de circonstance qui ont écarté tous les hommes du cercle amical durant quelques temps, au centre de 5 superbes femmes nues. Et pourtant je n'avais d'yeux que pour une et une seule seulement : Ma femme. 

J'aimais admirer sa nudité au soleil. J'aimais les flétrissures et la cicatrice sur son ventre qui m'avait offert de si beaux enfants. Et j'aimais, par-dessus tout, toutes les imperfections de son corps que je connaissais par cœur et qui me donnaient tant de joie et de saveur à les caresser et à les câliner quand elle me l’accordait. J'aimais l'odeur, la douceur et la blancheur de sa peau. J'aimais sa superbe et toute petite poitrine qui réagissaient de picotements à quelques brises fraiches qui passaient par là, autour de la piscine.  J'aimais son sexe fin et presque imberbe aussi. 

Alors je l'admirais parler et rire tout en écoutant nos copines rire aussi....

Nous nous sommes tous séparés quelques temps ensuite. Rendez-vous était pris chez le couple joyeux pour l'apéritif et nous sommes tous rentrer dans nos pénates respectifs pour se préparer à la soirée. 

Alors nous avons fait l'amour. Ma compagne m'a pris la main pour m'allonger sur le lit.  Et elle m'a sucé divinement. Puis, réclamant son dû à son tour, j'ai glissé ma langue entre ses cuisses. 

Cela dure toujours très très longtemps lorsque je glisse ma langue. Ma compagne adore jouir et jouir et jouir encore de la sorte.

Cela dura si longtemps (Mais j'aime tellement cela lécher un sexe que je peux y demeurer des heures) Que nous étions déjà en retard pour rejoindre nos amis.

Alors j'ai lavé, savonné et séché rapidement ma compagne, ma queue toujours bien dure. Et j’ai dû prendre une douche bien froide pour la ramollir et la mettre dans mon jean sans qu’elle ne fasse trop de bosse.

Ma compagne enfila sur son corps une courte robe légère et nous sommes parti main dans la main.

 

Tableau d'Agathe Bonnet "Les 4 nues"

 

(Ce texte a été écrit en septembre 2018)

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03 décembre 2018

Brève naturiste (2/4)

Ainsi donc nous espérions chaque été pour s'épanouir, nu, dans une des criques du lac de Salagou. Jusqu'à il y a 4 ans.

Je découvris, dans mes errements internet, un camping naturiste à pas plus d'une heure du centre de Paris (Ou nous habitons) et qui possède bungalow, piscine, spa et hammam, salle de sport et même une ch'tite forêt pour randonnée. 

Helyomonde à Saint Cheron....

Il n'a fallu que quelques secondes pour convaincre ma compagne et quelques minutes pour réserver deux nuits. Et, fin août, après avoir déposé notre enfant chez belle maman, nous voilà parti pour l’aventure avec valise bien maigre.

Photo article de la voix du nord

 

Nous avons ôté nos vêtements, vendredi vers les 17h. Moi, plutôt à l'aise, j'étais à poil aussi sec. Elle, moins sereine, mit un drapé léger et transparent sur son corps afin de déambuler dans l'immense camping. Tout le monde évidemment était costumé comme Adam ou Eve.

Et la vraie vie, ici, bat la chamade.

Il y a des gros et des maigres, des vieux (beaucoup) et des jeunes, des hétéros et des gays, des beaux et des laids…c'est un lieu idéal pour accepter son corps tel qu'il est, tant il y a de différences entre nous, tant les imperfections de chacun sont visibles à l'œil nu, sous le joug de vérité qu’est la nudité totale.

Petit à petit, son déshabillé tombait de ses épaules, ses seins apparaissaient au soleil et les pans du tissu s'écartaient à chaque mouvement de cuisses pour laisser apparaître son sexe. Elle était si belle ma compagne, dans ce lâcher prise qui s'imposait en elle, que je n'avais d'yeux que pour elle.

Nous avons été à la piscine ou un calme apaisé fait la force du lieu. Les discussions ne sont que murmures. Les téléphones sont interdits. Pas d'adolescent et musique stridente, peu d'enfants qui courent et rient de toute leurs de forces. Quelques bébés qui batifolent dans la pataugeoire tranquillement.  Et aucun dragueur impétueux vienne tenter leurs chances. Un médiateur veille au grain et avertit parfois sévèrement les quelques hommes seuls qui peuvent avoir des regards trop appuyés sur la nudité de certaines. 

A 20h, alors que ma compagne préparait une salade pour nous deux dans le bungalow, elle cambra sa croupe et je l'ai prise par derrière.  Puis après le repas, je l'ai massé longuement sur la table de la terrasse.

A 21h il n'y avait plus un bruit dans le camping, juste le hululement de quelques animaux nocturnes et nous avons fait l'amour une grande partie de la nuit et même le lendemain matin avant qu'elle aille au yoga et moi au spa. 

Elle m'a rejoint alors que je discutais avec trois hommes.  Ils nous firent la "holà" lorsqu'ils apprirent que c'était notre première fois et nous ont invité à prendre l'apéritif chez eux.

Vers 12h30, nous les avons rejoints. Comme c'était drôle de voir ma compagne nue autour de 5 hommes, le pénis à l'air ! Mais la conversation était bonne enfant et depuis trois d'entre eux sont de véritables amis et ils sont gays.

Et j'ai trouvé l'un d’eux si beau et avec si belle paire de couille, que j'ai eu, j'avoue, un ou deux fantasmes à son endroit....

Ma compagne m'a baisé durant notre sieste crapuleuse. Puis s'est amusée à me narrer le nombre incroyable de queues qu'elle avait scrutait. Elle m'a décrit leurs différences, leurs tailles, leurs grosseurs et certaines difformités constatées en clôturant son propos par :

 

« - Mais la tienne est la plus jolie de toute, ce n’est pas la plus grosse mais c'est la plus jolie...et je la préfère imberbe comme aujourd’hui ! »

Pour la remercier, je lui ai apporté son petit déjeuner au lit et je me suis occupé de toutes les tâches ménagères.  J'aimais la voir lézarder au soleil sur la terrasse pendant que j'avais fort à faire.

Nous étions si bien, si apaisés dans ce lieu de tranquillité inouïe que nous sommes retournés là-bas le week-end suivant et trois fois de plus les autres années.

 

(Ce texte a été écrit en septembre 2018)

01 décembre 2018

Brève naturiste (1/4)

 

Lac du Salagou

Nous avons découvert le plaisir d'être cul nul au hasard d'une randonnée. C'était il y a 8 ans sur les terres rouges du Salagou, en été. 

Nous marchions, ma compagne et moi, autour du lac sous la cagnasse du soleil occitan qui prenait plaisir à nous taper dessus, lorsque nos pieds brûlants croisèrent l'une de ces nombreuses petites criques qui font comme des doigts d'honneur à fendre l'eau noire.

Une idée m'a traversé alors l'esprit :

Casser la croûte et se baigner ici. Les serviettes à terre et le sauciflard sur la tranche de pain, l'envie de baignade nous criait de plus en plus dessus. 

Or, les maillots étaient à la maison.

L'endroit semblant désert, je pris décision de me mettre à poil pour filer dans la fraîcheur de l'eau. Et, bon dieu, que c'est bon de se baigner tout nu, la zigounette comme une quille de bateau ! Ma compagne, incroyable de témérité (Et parce qu'elle avait envie de fraîcheur aussi) fit de même en faisant sauter, vite fait, ses fringues et, tout de rire vêtue, vint dans mes bras. 

Nous nous sommes embrassés longuement, sa peau glacée contre la mienne. Et c'était bien.

Après quelques brassées et d'autres câlins, l'envie de se baiser nous prenait le ventre. Je me suis donc assis sur une pierre plate dont la base trempait dans l'eau et elle vint sur moi, juste après m'avoir rapidement branlé pour faire de ma queue son objet de plaisir.

 

« - Tu es sûr que c'est désert ici ? Personne ne va venir ? » Me demanda-t-elle en se mordant la lèvre inférieure.

 

« - Je te le jure ! Viens chérie... ! »

 

A la vérité, je n'en savais foutrement rien mais j'avais tellement envie d’elle…Elle qui était si belle nue, inondée de soleil et de brise légère. Elle qui, blanche de peau, était tout en harmonie avec le rouge de la terre, le bleu du ciel et le vert des vieux arbres entre la colline et l'eau.

Et elle me baisa. Mes mains s'accrochaient à son petit cul et les siennes embrassaient mes épaules. Assise sur moi, elle montait et descendait dans un gémissement de plaisir lorsque nous avons entendu une dizaine de klaxons de vélo.  

20 vététistes hilares sont passés à 5 mètres de nous, klaxonnant de joie à nous voir s'aimer. Ma compagne a, alors, caché ses petits seins dans mes bras tout en cambrant ses superbes fesses à leurs regards. Et, j'avoue, avoir adoré l’idée qu'ils aient pu se rincer l'œil à mater son dos et son fessier.

Après leur départ, elle a ri de toutes ses belles dents et a repris ses ébats sur son homme heureux. Puis nous avons continué sur nos serviettes à l'ombre d'un arbre millénaire. Nous avons profité du soleil et de l'eau tout en oubliant de continuer la balade.

C'est ce jour-là que nous sommes devenus des culs nus.

 (Ce texte a été écrit en septembre 2018)


29 novembre 2018

Brève d'été (7/7)

Le lendemain de mes 24 heures de jeux auprès de Magali, j'ai aidé, dans son chai, mon copain, frérot de cœur. 

Il était à la bourre, le pauvre, afin de préparer la rentrée de sa vendange. L'enterrement de son père l'avait bousculé dans son planning.

Alors nous avons nettoyé les cuves et manutentionné toute la journée tous les instruments lourds nécessaire à la rentrée de la récolte.

Il avait besoin de parler. J'avais besoin d'être avec lui et je lui devais bien ça car il a été l’alibi de mon escapade sexuel. Et forcément il voulait tout savoir.

Si mon frérot connaît mes goûts, on n'est jamais rentré dans les détails. Les hommes ne font pas cela contrairement, je crois, aux femmes. Bref on a juste bien rigolé sur mon infidélité.

Puis il a commencé à parler de son père :

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« - Tu sais, lui aussi il en a mis des coups de canifs dans le contrat. Au début, il en voulait à ma mère de devoir aller ailleurs parce que ça ne l'intéressait plus trop la bagatelle. Ils se disputaient.  En fait, il était mal d'être infidèle. Ce n’était pas dans ses valeurs. Il voulait être un roc et sa queue lui faisait des misères.  Mais sa femme était devenue une mère et parfois ça change tout. Et puis après il s'y est fait. Quand ça aller pas du tout entre ma mère et lui, hop, il allait coucher chez l'habitante et il rentrait apaisé à la maison et même qu’il était encore plus amoureux de ma mère. Alors, ça allait mieux entre eux. Il ne faisait plus porter le poids de son dégout de lui-même sur les épaules de sa femme. Alors, ils se faisaient des mamours et puis, patatras, il y avait une couille dans leur vie et le cycle reprenait. C'est une manière de fonctionner. Ils ont été un couple durant 48 ans."

Et puis il parla de lui :

« -Tu sais qu'avec ma femme ce n’était pas la joie ? Pas de sexe depuis que mon fils est né, il y a 1 ans. Faut dire que j'investis tout mon pognon dans mon domaine viticole et puis je suis toujours en retard pour récupérer le môme chez la nounou.  « - Tu es un bon père mais je veux un homme ! » - qu'elle m'a dit’ » 

Et bien cette semaine on a baisé trois nuits d'affilées. Même durant la nuit de l'enterrement de mon père !"

« - Sérieux ? »

« - Je te jure ! La première nuit elle est venue me caresser en me disant qu'elle avait honte mais qu'elle avait envie de moi alors que j'avais perdu papa. Mais ce n’est pas parce que j'étais malheureux qu'elle me désirait. Non. Elle m'a dit que j'étais un roc vu que je me suis occupé de tout pendant le décès et, bon dieu, qu'il y en a des trucs à gérer en plus de la peine des proches. Il était jeune mon père. Mais voilà elle s'est sentie en sécurité en me voyant faire et elle a eu envie à nouveau de moi."

« - Et c'était bon ? »

« - Oooooh Putain que oui, c'était bon ! »

Je l'ai quitté le soir tard vu qu'on a pris l'apéro et manger ensemble. Le lendemain j'étais dans les tracteurs avec mon père et l'après-midi j'ai fait une énorme sieste. La mère de mes enfants et mes enfants sont arrivées à 18h et j'ai chargé la voiture. A 21h, nous décollions de mon village natal pour Paris. J'aime rouler de nuit pendant que toutes mes femmes dorment.

Quelles vacances ! Ils s’en sont passées des choses. Et impossible, dans cette route de nuit, de démêler une réflexion avec tout ça. Mon esprit était comme une pelote de laine. Alors je pris décision de tout narrer dans ce texte comme pour mettre du squelette lexical dans des pensées nébuleuses. 

La prochaine fois.

(Ce texte a été écrit en septembre 2018)

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24 novembre 2018

Brève d'été (6/7)

peinture de Artistebreton

Il y a six mois, une ex d'il y a longtemps m'a contacté sur mon autre profil Facebook. Celui où il y a mon vrai nom et mon vrai prénom. 

-" Coucou, comment ça va ?"

Et nous voilà parti dans l'échange de mots parfois courtois et parfois rigolo. Elle habite dans mon village natal, me demande quand je descends pour boire un verre ensemble. La conversation prend une tournure érotique après avoir ressassé les beaux souvenirs de notre couple d'il y a plus de 20 ans. Il se repasse un truc entre nous et je flippe. Alors je balance tout :

Mon goût pour la soumission et la gynarchie, ma cage de chasteté et tout le toutim de mes fantasmes les plus fous. Et je conclue chacun de mes aveux par un " j’espère ne pas trop te choquer" en espérant le contraire.

Seulement voilà elle adore. Et en rajoute dans ses propres désirs. Elle me sait en couple avec enfants en bas âge et se dit en couple aussi. Elle est dominante et m'explique que c'est suite à notre relation à nous deux qu'elle a compris sa nature profonde.

Seulement voilà, elle n'est pas en couple. Elle a menti pour être à égalité avec moi dans notre discussion. Elle me harcèle pour savoir quand je descends au village natal, non plus pour un simple verre, mais pour que je sois à ses pieds. Comme avant d'il y a vingt ans. 

Et la mère de mes enfants est partie avec les filles trois jours chez une amie. Et cette ex habite à 700 mètres de chez mes parents. Et je voulais savoir si je ne dégoutais que la mère de mes enfants et personne d'autres.  Alors j'y suis allé. 

Nous avons passé 24h ensemble...

J'ai sonné et j'ai ouvert sa porte d'entrée.  Il y avait un post-it ou il était écrit :

« Déshabille-toi puis vient vers moi à Quatre pattes.  Je suis à l'étage. »

 

J'ai obéi…Et je l'ai rejoint. Elle était assise. Elle était toujours aussi belle. Elle était tout de porte jarretelle et de cuissardes vêtues…Et nous avons joué 24h. 

Je l'ai fait jouir plusieurs fois par ma langue et mon sexe. Je l'ai lavé, savonné, lavé encore et séché.  Je lui ai brossé les cheveux, je l'ai massé longuement. Je l'ai suivi partout en petit chien. Et je lui ai fait l'amour presque tout le temps.

Nous avons aussi beaucoup discuté.  C'est fou ce qu'un homme est attentif au propos de femme quand il est à ses pieds alors qu'elle est assise.  C'est fou comme il participe à la conversation lorsqu'il est plein de désir, sa queue bien dure.  C'est incroyable comment il comprend parfaitement l’attention qu’il doit lui porter lorsqu'il est nu alors qu'elle non.

Elle voulait me faire dormir au pied de son lit mais elle ne put aller jusqu'au bout de son fantasme. Et nous avons ainsi dormi enlacer l'un dans l'autre. 

Au lendemain, je l'ai quitté. Elle me dit de repasser vite car elle avait encore envie de jouer. Je me sentais tout sale de partir ainsi pour reprendre ma vie.

Elle me dit :

« - Je ne veux pas d'homme dans ma vie. J'ai donné.  Je veux profiter de ma liberté.  Donc qu'il y ait 800 km entre nous et deux enfants en bas âge, c'est bien. »

Je comprenais exactement ce qu'elle voulait dire. Je connaissais sa vie. Elle m'avait tout raconté. 

Alors, je suis parti. Et je comprenais un peu la mère de mes enfants car je me dégoutais un peu quand même. Un peu seulement car je savais aussi que je pouvais faire jouir violemment et qu'une superbe femme, à 800 km de chez moi, aimait ma manière d'aimer.

 

(Ce texte a été écrit en septembre 2018)

21 novembre 2018

Brève d'été (5/7)

Nous sommes partis ensuite pour le sud de la France, pour mon village natal. Là où sont mes racines, ma famille et mes amis. Là où je me ressource avec une rapidité de jouvenceau 

A peine arrivé, j'apprends la mort du père d’un pote qui est plus que cela pour moi. Il est un frère. Son père m'a vu grandir et je l'ai vu vieillir.  Il m'en avait donné des conseils de bon sens, lors de vendanges que nous faisions dans ses vignes. On en a pris des apéros jusqu'à tard dans la nuit. Il faisait lui-même sa propre absinthe et elle déchirait grave son absinthe.  Et il est parti comme ça, dans un claquement de doigt, sans qu'il s'en rende compte. Arrêt cardiaque.

Il disait : " il n'y a pas de citadelle imprenable, seulement des mauvais assaillants." Il disait : " la vie est trop courte pour se faire chier la bite". Il disait " la queue est un cerveau, faut donc la nourrir tout pareil ».

Chez mes parents, c'est la cata.  On arrive à quatre pour une semaine, des valises plein les pognes et on bouscule leurs habitudes. On bouge ; les enfants rient et courent ; ils ne peuvent plus regarder leur programme télé tranquillement. 

Et puis la mère de mes enfants réenclenche les disputes. D'abord parce que mon père est agressif envers elle et que je ne la défends pas. Parce que ma mère juge par phrases assassines le comportement de mes enfants et que je me justifie. Parce que je possède une cage de chasteté....

 

-" Tu me dégoutes" M'a-t-elle dit.

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Et je comprends alors que je suis un salop.

D'abord parce que j'ai 43 ans et que je ne réagis toujours pas devant ma figure patriarcale. 

Ensuite parce que je veux la transformer pour qu'elle m'accepte tel que j'ai envie de pouvoir l’aimer :

Dans sa garde-robe, il n'y a pas de jupe courte ni de robe échancrée, encore moins de bas, de porte jarretelle, de guêpière ou de chaussure à talons. Elle est pourtant très féminine mais pas de cette féminité-là.  Elle a des besoins sexuels   qui tournent autour de la pénétration et peu dans les préliminaires.  Elle est pragmatique et ne rêve que peu. Ce que l'on dit doit être fait et si on ne le fait pas alors il est inutile de le dire. 

Elle est tout le contraire de celle que j'ai aimé avant elle. Une femme qui avait fait de moi son esclave d'amour. Et je ne cesse d'essayer à la transformer en cette femme-là.  Et c’est nul. Je sais pertinemment que c’est nul de ma part.

La mère de mes enfants a d'autres besoins que les miens. Un autre besoin d'être désiré et aimé.  C'est son clito, son choix.  Voilà pourquoi notre sexualité est inexistante. Nous sommes donc tous les deux malheureux. 

Elle n'aime pas les baisers en public, ni tenir la main. Elle n'aime pas les mots suggestifs.  Les préliminaires littéraires.  Elle aime quand le désir monte vite lorsqu'il y a complicité face aux difficultés. Elle aime que son homme en soit un surtout devant la figure paternelle, que la pénétration vienne vite et bien mais vite surtout.

Son clito, son choix.

Alors je repense au père de mon frérot de cœur, mort dans un claquement de doigt, qui disait aussi " Baise les toutes avant que la vie te baise"

Alors je pense à Magali et Elise. Elles me veulent depuis un bout de temps.  Pourquoi pas. Je veux savoir si je suis si dégoûtant que ça. 

Je sais. Je ne suis vraiment pas un homme qui attaque de front. Et quand on se trompe de voie, alors on trompe.  Et je ne suis vraiment pas l'idéal masculin de la mère de mes enfants parce que je suis prêt à tromper la mère de mes enfants.

Tant pis. D'abord je veux savoir.

Suis-je si dégoutant ?

(Ce texte a été écrit en septembre 2018)

 

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17 novembre 2018

Brève d'été (4/7)

Mais les disputes ne viennent pas.

La mère de mes enfants ne les enclenche pas. L'espoir revient. Peut-être que le cycle du couple dysfonctionnel est en train de cesser. Il y a bien eu quelques nervosités, quelques agacements mais nous communiquons sur ce qui les font apparaître.  On arrive à comprendre les émotions qui les font naître.

Et les nuits sont câlines. Elle est nue et si jolie. Je suis nu et nous nous enlaçons l'un a l'autre pour s'endormir. J'attendais cela depuis si longtemps.  J'aimerais saisir le moment qui a déclenché son changement de comportement mais l'heure n'est pas à la réflexion, plutôt à profiter pleinement de ce qui m'a tant manqué depuis des années.

Pourtant durant cette semaine dans les Alpes qui fleure bon la tendresse et la complicité, elle sort de sa valise quelque chose qui est à moi et qui était caché dans mon placard à vêtement, chez nous à Paris :

 

« - Qu'est-ce que c'est ?"

« - Une cage de chasteté." Je réponds. 

cage de chasteté pour homme

« - A quoi ça sert ?"

 

Alors je lui murmure, gêné et pris de panique, pourquoi il m'arrive de la porter. L'absence de sexualité depuis tant d'années, mon addiction à la masturbation qui s'en ai suivi.  Mon besoin d'être possédé et d'être propriété. 

Je lui fais remarquer qu'à chaque fois qu'elle me ressentait homme viril, elle se comportait en femme propriétaire, que l'amour dans un couple est complexe. Les responsabilités de père, de chef de famille (Je n'aime pas ce mot mais je n'en connais pas d'autres), je les avais faites miennes depuis longtemps mais que l'amant et l'amoureux avaient disparus. J'étais en manque et que ce manque me rendait nerveux, que toute cette frustration longtemps cumulée par presque douze années de vie commune fait de moi un homme que je n'aimais plus, que désormais j'avais décidé de vivre mes envies, mes besoins épidermiques. Enfin que je voulais être dans ma vie qui j’étais au fond de mon âme.

A 43 ans, on commence à en avoir rien à foutre de faire semblant pour faire comme tout le monde. La normalité n'existe pas. 

Elle ne comprit pas. Car pour elle, un homme se cache de sa femme pour tromper, par besoin de sexe, de pénétration, de séduction et pas pour être docile et amoureux courtois. Elle ne comprit pas surtout parce que je ne fus pas limpide dans mes propos. Il faut avouer que je ne m'attendais pas une conversation de cette nature entre deux activités. 

Elle me regarda avec incompréhension mais j'ai cru voir autre chose dans ses yeux. Je crois que j'ai vu mon espoir de construire un beau jardin secret à deux.

En tout cas, nous ne nous sommes pas disputés alors que tous les ingrédients étaient posés sur la table comme ma cage de chasteté sur notre lit.

(Ce texte a été écrit en septembre 2018)

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14 novembre 2018

Brève d'été (3/7)

 

les cartes postales de la honte

Il pleut en Maurienne et la buée sur la baie vitrée floute la « tête de chien », montagne qui ressemble comme son nom l'indique à une tête de chien.

Dans le jacuzzi, il fait bon se détendre et on arrive à parler de tout et de rien avec la mère de mes enfants...

Viennent alors deux femmes aux corps superbes d'un peu plus de cinquante ans qui glissent dans les bulles en nous saluant d'un large sourire. Il y a la blonde à la peau blanche, aux yeux clairs et à la silhouette fluette et la brune au teint halé, aux regards noirs et au forme généreuse et musclée...

Et je vous jure qu’elles sont tellement vrai que je n’y crois pas tout de suite. Et pourtant, je navigue en pleine carte postale misogyne, avec peu de tissus et jolies sourires....

Très vite, la blonde nous demande permission de retirer le haut de son bikini. Je m'amuse en disant que nous aussi on déteste le textile sachant que nous sommes naturistes (ce qui est la vérité). Mais elle ne le retire pas car deux autres couples viennent nous rejoindre dans le bain bouillonnant.

Et nous papotons avec les deux copines en vacance entre copines. Elles sont naturistes aussi et vont depuis moins de deux ans à Helyomonde dans l’Essonne près de Saint Cheron. La mère de mes enfants dit que c'est précisément là où nous allons aussi....

Alors nous entamons la conversation malgré la présence des autres. Il y a eu même échange de numéros de téléphone avec la promesse d'une bouteille de champagne en apéritif si nous nous y rejoignons. Une date est même fixée. 

Je comprends alors que la mère de mes enfants prépare un weekend dans ce centre naturiste ou nous aimons tant aller. C’était une surprise. Mais je sais, hélas, que ce projet tournera court, que nous n'y irons pas car nous nous serons disputé entre-temps.

Tant pis. Je profite du moment bien agréable avec ces deux femmes bien jolies et le projet de celle que j'aurais aimé aimer. Je rêve un peu. Je retournerais dans ma réalité plus tard....

(Ce texte a été écrit en septembre 2018)

 

photo empruntée à l'article "les cartes postales de la honte"

Posté par Spenser Duval à 09:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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